Mercredi 21 janvier 2009
 



RICHESSE ET DIVERSITE ASSOCIATIVE: quelle place dans la vie de la cité?



Monsieur le Président et administrateurs de la MRES

Mesdames et Messieurs les élus, chers collègues,

Mesdames et Messieurs



Je dois tout d'abord excuser l'absence de Martine AUBRY Présidente de LMCU qui empêchée par d'autres obligations n'a pu se rendre disponible pour clôturer à vos côtés cette journée. Elle m'a demandé de bien vouloir la représenter et c'est donc avec plaisir que je me retrouve avec vous aujourd'hui pour clôturer vos travaux.


Je reviens des Assises Nationales du DD qui a pris pour sujet de réflexion « Trouvons la richesse: qu'est ce qui compte vraiment pour vous? ».


Voilà une proximité de sujet fort opportune à la thématique de vos travaux à la fois dans son actualité mais aussi par ses enjeux, cela n'est sans doute pas dû à un hasard de calendrier.


En effet, votre projet associatif et toutes les actions qui en déclinent transcendent un enjeu de société, qui est celui du développement durable et qui nous concerne tous.


Une enquête réalisée par l'IPSOS qui nous a été présentée a révélé que 97% de la population française connaissait aujourd'hui le concept de développement durable, ce qui est plutôt encourageant.


9/10 d'entre eux pensent qu'il nous faut transmettre une planète vivable à nos enfants, 40% pensent qu'il faut donner la priorité à l'emploi, 59% que le modèle économique doit être réformé et 31% disent que ce modèle doit être repensé.


Par ailleurs ils sont conscients de la nécessité de modifier leurs modes de consommation. Seulement 14% disent qu'ils sont prêts à être sanctionnés, 32% disent qu'ils sont plutôt OK. Mais il reste néanmoins un hyatus entre la compréhension des choses, les intentions et les actes.


Autre fait marquant: 70% de personnes enquêtées demandent à ce que les actions concertées entre pouvoirs publics-entreprises et citoyens se développent et revendiquent d'être davantage associés aux décisions qui les concernent.


La crise économique et financière a incontestablement dopé cette prise de conscience et l'IPSOS a observé que plus on avance en âge, plus on prend en compte la dimension sociale et économique dans le concept de développement durable et son échelle planétaire.

Dans la mesure où 50% des réponses à cette double crise écologique et économique sont générés par nos comportements, le soutien et l'accompagnement instituionnel de nos collectivités auprès des acteurs associatifs, forces vives de la cité sont donc particulièrement adaptés.


Ceci est d'autant plus vrai que c'est à l'échelle des collectivités locales qu'il est possible d'agir local pour penser global.


C'est pourquoi LMCU a lancé depuis 2004 un appel à projets dont l'objet sociétal vise à promouvoir le Développement Durable par des actions d'information et de sensibilisation auprès des habitants.


Les différents thèmes depuis 4 ans ont été la lutte contre le réchauffement climatique, la pollution de l’air, la maîtrise des besoins en énergie, la préservation de la biodiversité en ville et en milieu rural, la ville durable ainsi que de favoriser l’usage des transports en commun.


C'est avec cette vision des possibles que Lille Métropole Communauté urbaine s'est fixé, à vos côtés, dans l'élaboration de son agenda 21, l'appropriation par les habitants de la Métropole de ses ambitions dans leur vie quotidienne.


De 2004 à 2008 ce sont 140 projets qui ont été ainsi soutenus pour un financement global de 597 638 € dont la MRES a bénéficié de près de 25%.


J'ai souhaité procéder à une évaluation des appels à projets pour interroger la pertinence de la procédure d’appel à projets mise en place depuis 2004 pour une mise en perspective efficace et adaptée aux enjeux du DD durant ce nouveau mandat .


Cette évaluation conforte l’intérêt d’un partenariat et pose les bases et la nécessité d’une amélioration du dispositif actuel d’appel à projets.


Cette amélioration vise la nécessité d'agir de manière plus équilibrée sur l'ensemble du territoire communautaire d'une part, et de développer la complémentarité et la diversité des associations environnementales, sociales et économiques, d'autre part.


Il faut en effet éviter de réduire les actions DD à leur seul aspect environnemental et investir la sphère sociale et économique à de nouveaux modes d'agir, si nous voulons changer de cap.


De même, face à l'urgence de la crise, il nous faut changer d'échelle et situer l’action de LMCU dans un rôle d’impulsion territoriale.


De nouveaux modalités de contractualisation avec le tissu local sont en cours de préparation avec comme priorité :


  • de faire évoluer l'appel à projets actuel par un soutien financier de toutes les communes membres de LMCU afin qu'elles s'impliquent aux côtés de la diversité de leur tissu associatif local dans des projets de DD

  • de venir en appui des communes en accompagnant l’expertise et le développement des associations sur les territoires qui le nécessitent


  • enfin de renforcer les têtes de réseau et les centres de ressources déjà fortement implantés sur LMCU avec pour objectif opérationnel l'organisation en 2010 des Etats Généraux de la Ville aux quartiers du DD


Nous préparons les conditions d'une délibération en ce sens dès le printemps, c'est à dire que nous vous proposerons des réunions de concertation dès la semaine prochaine dans cette perspective.


Je suis persuadée que dans le contexte que nous subissons de plein fouet que seul le débat démocratique nous permettra de construire ensemble de nouveaux modes de faire et d'agir.


De même, qu'il s'agisse de transports, de biodiversité, d'écologie urbaine, de précarité sociale et énergétique, de préservation de nos ressources naturelles, d'économie locale, sociale et solidaire, toutes les collectivités locales sont concernées à toutes les échelles territoriales par leur compétence à relever de tels enjeux.


Il nous faudra imaginer ensemble, aujourd'hui, mais pas avec les recettes d'hier, comment nous voulons imaginer de vivre ensemble demain.


Nous sommes tous au pied du mur et toutes collectivités confondues nous ne pourront chercher à résoudre seules de tels défis, tout simplement faute de moyens.


Il me semble que la mise en synergie de nos moyens d'actions s'impose de fait et que nous devrons ensemble chercher avec l'Europe et l'Etat comment répondre à l'urgence sociale et écologique .


Ce n'est sûrement pas avec la relance de plans autoroutiers ou le soutien à la finance sans conditions, contraires à l'intérêt général que nos problèmes seront résolus, bien au contraire.


Il faut cesser de changer le pansement mais penser au changement !


Nous sommes mis en demeure d'être imaginatifs, créatifs, pour inventer un plan de relance dont le soutien notamment à l'investissement humain et la créativité seront le moteur.


L'entreprise est avant tout humaine et la lutte contre l'exclusion, la pauvreté et les discriminations ne peuvent plus simplement être relégués à la gestion de dispositifs en mille feuilles dont même les professionnels ne se reconnaissent plus, et qui relèvent davantage de la réparation sociale que du développement local.


Ce n'est pas non plus de cette économie prédatrice qui nous a fait par ailleurs la démonstration de son incapacité à résoudre les problèmes de l'humanité que nous avons à nous inspirer.

 


Une intervenante Québécoise nous disait aux Assises du DD, qu'il faut arrêter de faire monter les pauvres dans des escaliers roulants qui descendent, et que nous devrions en priorité nous occuper des escaliers!


Nous voilà prévenus!


Des pistes à mon sens pourraient être explorées pour mutualiser les moyens des collectivités territoriales et pour créer les articulations pertinentes, je n'en citerai que trois pour exemples:


  • lutter contre la précarité énergétique par la création d'un fonds territorial de maîtrise de l'énergie dont LMCU a voté le principe lors de son débat sur l'habitat relève d'une compétence qui nous est commune et que nous pourrions ensemble optimiser.


  • travailler à la solvabilisation de la demande sociale pour relancer un programme ambitieux d'activités socialement utiles (aide aux personnes âgées, culture vivante, garde d'enfants etc..) qui sont organisées sur la structuration de l'offre sur le modèle économique que nous connaissons et qui n'a pas fait ses preuves


  • développer les filières d'éco- construction, d'éco matériaux, les déplacements alternatifs à la voiture qui là aussi nous concerne tous et qui pourraient constituer des groupements institutionnels pour un investissement socialement responsable.


Voilà de beaux chantiers que nous avons d'ailleurs déjà engagé pour chacun de nous, mais qu'il nous faut intensifier ensemble, en associant les citoyens à leur mise en oeuvre.


Nous aurons à reconsidérer la place que nous laissons aux personnes en situation de pauvreté et d'exclusion sociale dans l'élaboration de nos politiques publiques.


Nous devrons repenser l'expertise citoyenne par des programmes ambitieux de développement humain.


Il nous faudra également nous réapproprier les mots utilisés et déviés de leur sens par le monde économique qui n'a pas de légitimité pour nous imposer nos modes de vie.


La richesse par exemple: de quelle valeur parle t-on exactement? Le sens du mot valeur signifie la force de vie face à la mort . La valeur qui détermine la richesse selon le monde économique a été déconnectée de son sens et l'on voit aujourd'hui où cela nous mène!


Mais ne nous y trompons pas! Vouloir refaire le Monde c'est aussi nous réinterroger sur ce que nous sommes et de ce point de vue notre responsabilité individuelle est totalement engagée.


La créativité culturelle et artistique sont de ce point de vue des leviers puissants pour redonner du sens à notre chemin de vie et nous insuffler le désir du changement. C'est pourquoi, j'impulserai à l'agenda 21 actuel durant le mandat 2009-2013 des propositions pour compléter celui ci par un agenda 21 culturel et nous organiserons des temps de rencontres pour en débattre cette année.

La richesse est donc aussi celle des hommes et des femmes, l'intelligence créatrice, celle du coeur dans leur capacité à inventer le vivre ensemble sur une même planète qu'il va falloir partager.


Mais le temps nous est compté et nous n'avons que peu de temps pour inverser la donne. Si nous ne réussissons pas à empêcher que la Terre augmente de 2° dans les dix ans à venir, notre survie est directement menacée.


Il nous faut donc penser ensemble un autre paradigme de développement .


Notre partenariat sera donc actif, intensif, exigeant même, et je souhaite dans la crise actuelle qui ne fait que commencer , qu'elle soit pour nous l'opportunité pour construire une nouvelle utopie d'un monde à vivre.


Nous serons à l'écoute des forces vives du territoire dont vous représentez un acteur essentiel. Nous avons besoin de vous.


Il reste à nous souhaiter mutuellement une année, solidaire, fructueuse en projets, enrichissante individuellement et collectivement par la diversité de nos cultures.



Bonne année à toutes et à tous ainsi qu'à ceux qui vous sont chers.


Je vous remercie de votre attention.







Par Astrid SCHARLY - Publié dans : Actualités
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Mercredi 21 janvier 2009

Trois questions à Astrid SCHARLY, Vice-Présidente à l’Agenda 21 et au Développement Durable

 

 

Pourquoi une démarche participative pour écrire la charte ?

 

La charte éco-quartiers de Lille Métropole exprime une vision de l’urbanisme durable qui, pour influer réellement sur les projets urbains, doit être partagée aussi largement que possible, non seulement par les habitants et leurs représentants, mais aussi les par les acteurs opérationnels de l’aménagement urbain. Ces acteurs, dans toute leur diversité, doivent contribuer à la construction collective de notre vision des quartiers durables.


 

Pourquoi n’est-elle pas encore définitive ?

 

Une première version de la charte des éco-quartiers de Lille Métropole a été votée le 20 décembre 2007 en Conseil de Communauté.

Ce texte est issu d’un travail technique collectif de plusieurs mois. Rédigé par 5 chargés de mission de services différents, il a été alimenté par toutes les directions concernées de LMCU et validé dans le cadre d’un groupe de travail élargi.

La charte a aussi été présentée aux 87 maires de Lille Métropole, aux élus communautaires et communaux et aux techniciens des communes en charge de l’urbanisme et du développement durable.

De nombreuses réactions ont été exprimées. Toutes n’ont pas encore été intégrées dans le texte voté le 20 décembre 2007. Il s’agit d’une base de concertation et d’expérimentation, devant être soumise à une consultation élargie en 2008 et 2009. Cette nouvelle phase de concertation permettra en particulier de recueillir les contributions de l’ensemble des acteurs de l’aménagement urbain.

 

Aujourd’hui à ce stade, quel est l’intérêt de ce document ?

 

Malgré son statut provisoire, l’expérimentation de la charte a d’ores et déjà commencé : elle sert en effet de grille d’analyse ou de base de négociation sur différents projets d’éco‑quartiers dans la métropole lilloise.

Les premières conclusions que nous pouvons en tirer confirment que la charte est l'outil pertinent pour optimiser l’ambition développement durable dans l'aménagement des quartiers et nous permettra de construire les villes durables de demain. Cependant, son utilisation ne dispense pas d’une réflexion spécifique à chaque site.

 

 

Par Astrid SCHARLY - Publié dans : Charte des éco quartiers
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Mercredi 21 janvier 2009
Par Astrid SCHARLY - Publié dans : Films pédagogiques
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Mardi 20 janvier 2009
L'actualité des plans de relance envisagés par l'Etat consisterait à relancer le projet de l'autoroute A24, qui pourtant avait été enterré par le même Etat pour arriver à atteindre les objectifs de réduction des émisions de gaz à effet de serre de 20% d'ici 2020 dont les transports participent à hauteur de 70%! On hallucine...

Que le député Vanneste qui ne sait plus comment faire parler de lui se saisisse de l'occasion pour soutenir  cette cause, alors qu'il défilait aux côtés des manifestants à une époque, relève davantage de l'opportunisme et inspire plutôt de la pitié. Quel spectacle!

Un sondage IPSOS a révélé que 97% de la population française est consciente des enjeux du développement durable et demande à ce qu'ils soient associés aux décisions politiques qui les concernent. Cela a été le cas dans ce projet qui a déclenché des manifestations et des rejets massifs de la population locale et des élus locaux responsables.C'est simple: c'est NON!

L'on ne peut imaginer que la relance économique se fasse au détriment de la planète c'est à dire de l'humanité! Les citoyens ne s'y tromperont pas et les politiciens qui agissent au détriment des intérêts de l'humanité ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas!

Nous avons à peine dix années pour empêcher que la Terre n'augmente de 2° pour ne pas atteindre un point de non retour. Nos responsables politiques et économiques le savent. De la légitimité du monde économique à penser un nouveau paradigme de développement , il ne peut plus être question, tant ils nous ont donné à voir leur incapacité à construire un monde à vivre et leur irresponsabilité face à l'intérêt général.

La voiture ou la vie, voilà une nouvelle vision de la survie de l'humanité que nous propose ce projet qui fait frissonner! Citoyens,acteurs engagés, mobilisez vous, cela n'est plus tolérable. Un jour nos enfants nous accuseront!
Par Astrid SCHARLY - Publié dans : Mes états d’âme
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Jeudi 15 janvier 2009
Cette charte est destinée à accompagner les initiatives des communes de la communauté urbaine de Lille en matière d'urbanisme durable. Elle a déjà fait l'objet de consultations auprès des élus communautaires et des fonctionnaires. Aujourd'hui elle va à la rencontre des forces vives du territoire pour être enrichie. N'hésitez pas à apporter vos contributions au service Développement Durable de la Communauté urbaine, elles seront les bienvenues.
Dernier délai: fin février 2009!

Projet soumis à concertation et expérimentation
(Cliquer sur l'image pour télécharger le document)
Pages n° 1 à 20

Pages n° 21 à 40

Pages n° 41 à 60
Pages n° 61 à 84

Par Astrid SCHARLY - Publié dans : Actualités
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Mercredi 14 janvier 2009
Par Astrid SCHARLY - Publié dans : Films pédagogiques
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Mercredi 14 janvier 2009
Par Astrid SCHARLY - Publié dans : Films pédagogiques
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Mercredi 14 janvier 2009
Par Astrid SCHARLY - Publié dans : Films pédagogiques
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Mercredi 14 janvier 2009
Par Astrid SCHARLY - Publié dans : Films pédagogiques
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Mercredi 14 janvier 2009
Par Astrid SCHARLY - Publié dans : Films pédagogiques
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